SM Pays du Bugey

Edité le 18/05/2012


 

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Art de vivre bugiste

Anthelme BRILLAT-SAVARIN et la convivialité

Né à Belley en 1755 et inhumé au Père-Lachaise en 1826, Anthelme BRILLAT-SAVARIN peut être considéré comme l’ancêtre de tous les critiques gastronomiques actuels. Il fut le premier à disserter sur la cuisine en tant qu’art de vivre et à manier le concept de convivialité. Le Bugey a beaucoup compté dans la vie de BRILLAT-SAVARIN et réciproquement, les édiles locaux ont trouvé en sa personne un ambassadeur emblématique idéal. Plus tard, son neveu Lucien TENDRET se lancera dans un vertigineux inventaire des richesses gastronomiques du Bugey intitulé « la table au Pays de Brillat-Savarin ».

Et la gastronomie bugiste ?

Un siècle après Lucien TENDRET, que reste-t-il de cette riche tradition culinaire ? Si certains produits ont disparu du fait de la standardisation des espèces et de la raréfaction des ressources cynégétiques, le Bugey dispose encore d’une gamme de produits locaux diversifiés de par la diversité de ses milieux et donc de son agriculture, comme le sâlé aux noix (tarte noix-oignons), le ramequin, fromage maigre mangé uniquement en fondue, la tome de Belley, la roulette, spécialité charcutière. La renaissance de la trufficulture en Bugey, soutenue dans le cadre du Projet de Territoire (1998-2003), donne à quelques chefs des idées de recettes. Les vins du Bugey, en route vers l’AOC, offrent la caractéristique d’être commercialisés quasi exclusivement en vente directe dans les nombreux caveaux de dégustation, d’où cette vision conviviale du Bugey.

Les fêtes locales, se retrouver autour du four banal

Dans le moindre hameau du Bugey se trouve un four banal, équipement collectif qui servait à cuire le pain, mais également à sécher la viande, à réchauffer les hommes en période de grand froid. Peu à peu, l’utilisation de cet outil s’est faite moins fréquente. Aujourd’hui, la fonction utilitaire du four a glissé vers un rôle plus social tout en prenant une dimension ludique évidente. Le four est devenu un point de ralliement lors des fêtes de village. Il est rallumé, on y cuit les spécialités, pain, tarte noix-oignons (sâlés), galettes. La convivialité bugiste s’exprime fortement à travers ces fêtes locales.

Source d’inspiration pour les peintres et les poètes

« Le Bas Bugey est un de ces lieux de refuge et d’amitié où le cours de la vie ne se hâte point avec trop de fièvre, où il existe encore une fidélité aux sentiments de repos et de méditation » .

Des peintres de l’école lyonnaise des 19ème et 20ème siècles notamment, comme Yvonne Récamier, Appian, Bidault, Dallemagne, et d’autres écrivains ou poètes ont été séduit par la lumière des paysages du Bugey, par ses beautés naturelles : Honoré d’Urfé, Lamartine, Gertrude Stein, Paul Claudel, Roger Vaillant, Guillevic…